De nos jours, un jeune homme nommé Kamui revient à Tokyo pour y accomplir sa destinée. Car l'avenir de l'humanité repose sur lui et sur le choix qu'il fera: appartenir aux dragons de la Terre, les septs Anges, et détruire l'humanité pour sauver la planète ou rejoindre les dragons du ciel, les septs Sceaux, et laissez une chance aux hommes de survivre à leur propre folie. Kamui retrouve aussi ses amis d'enfance Fûma et Kotori mais rien n'est plus comme avant...
Présenté comme cela, on a peur de se retrouver devant un n-ième manga manichéen où les gentils sont très gentils, les méchant très très vilains et où l'amour et la justice triomphent à la fin. Pourtant la série prend une tout autre tournure et si les gentils sont un peu trop pleurnichards et plein de guimauve dégoulinante à mon goût, ils restent aussi humains que leurs adversaires. En fait, la dynamique de la série ne repose pas sur un affrontement binaire mais plutôt sur les personnages. Quelque soit leur camp, ils sont traités de la même
façon et leurs histoires personnelles enrichissent beaucoup la trame principale. Tous humains (ou assimilés), ils ont une vie, des rêves, des blessures et des sentiments. Une profonde mélancolie se dégage même des protagonistes, obligés à combattre contre des personnes qu'ils apprécient.
Car le Destin est implacable et chacun doit suivre la route qui lui a été tracée. En effet, l'un des éléments importants dans cette série est que l'avenir est déjà connu, au travers du personnage de la liseuse de rêves. Certains personnages l'acceptent, d'autres tentent de lutter en vain contre leur destin. C'est l'un des thèmes importants de la série et les questionnements des protagonistes vis-à-vis de leur futur l'alimentent régulièrement.
Mais tout autant que l'histoire ou la complexité des personnages, la réalisation apporte énormément au plaisir de visionner les 24 épisodes (+ un OAV) de cette série. Graphismes de bonne qualité, animations sans accroc et respect total des coups de crayon de Clamp, on est loin des mangas des années 80. Seule la VF pèche un peu, certaines voix étant horripilantes et certains doubleurs pas très inspirés. Sans atteindre la qualité d'un film ou le choix artistique d'une série comme Lain, il n'y a pas grand chose à reprocher à la réalisation.
Au final, un bon dessin animé, qui se laisse voir avec plaisir et qui, malgré son orientation grand public, oblige le spectateur à se questionner un minimum. N'hésitez pas à le voir si vous en avez l'occasion.
夢 elodie 夢